Disparition du citoyen Ali Laceuk de Béni Douala

La famille n’écarte pas la thèse d’un “enlèvement”

La famille du jeune Ali Laceuk, du village Tala-Khelil, relevant de la commune de Béni Douala, au sud de Tizi Ouzou, disparu depuis le 23 février dernier, est toujours  sans nouvelles de son fils.

Après une première action de protestation organisée avant-hier en assiégeant le tribunal de Tizi Ouzou, lors de l’audition d’un mis en cause qui a été relâché par la justice faute de preuves, une réunion des comités de village de la daïra de Béni Douala devait avoir lieu hier en fin d’après-midi pour décider de la démarche à suivre dans cette affaire. Ils comptent notamment  contester la mise en liberté du premier “suspect” dans cette affaire, le dernier à avoir été en contact avec le disparu, un certain B. M., natif de Bordj Menaïel.

Selon des proches d’Ali Laceuk, “il pouvait bien y avoir une prolongation de la garde à vue pour éviter une destruction de preuves et ne pas s’exposer à un éventuel débordement de la situation, comme ce fut le cas durant le rassemblement organisé lundi devant le tribunal de Tizi Ouzou”. Hier, les membres de la cellule de crise composée de représentants de comités de village, d’élus et des parents d’Ali Laceuk ont été reçus à la wilaya. “Une rencontre ordinaire, sans plus”, a déclaré le frère d’Ali Laceuk. Notre interlocuteur n’écarte par la thèse d’un “enlèvement de son frère”.

Une occasion pour des élus locaux et les délégués des comités de village de Béni-Douala de dénoncer, hier, devant le siège de wilaya, l’état d’insécurité qui règne dans leur région, en particulier, et dans la wilaya de Tizi Ouzou, en général, même si le cas d’Ali Laceuk, disparu depuis une douzaine de jours déjà, relève d’une situation un peu particulière, puisque les circonstances de cette disparition mystérieuse demeurent encore méconnues, alors que le suspect auditionné par la justice lundi dernier est une connaissance de l’un des frères de la personne disparue.

“Nous avons reçu un appel anonyme deux jours après la disparition de mon frère pour nous dire qu’il est détenu entre Béni Douala et la localité des Ouadhias. Ceux qui l’ont enlevé croient que nous sommes riches car mes parents vivent à l’étranger, notamment au Canada. Ils doivent savoir que nous ne sommes pas une famille aisée. Notre frère est malade et handicapé à 60% puisqu’il marche avec des béquilles, des suites d’un accident de la circulation”, nous a déclaré hier Laceuk Med-Ouramdane, le frère du disparu, précisant toutefois “qu’aucune demande de rançon n’a été formulée jusque-là”.

Liberté 

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