Beni Amrane (Boumerdès)


Découverte de pièces archéologiques

Le sol de la région de Beni Amrane et ses environs (20 km au sud de Boumerdès), recèle dans ses entrailles des trésors inestimables qui témoignent que plusieurs dynasties et royaumes, fondateurs de civilisations, y ont vécu à travers des millénaires.

C’est ce que révèlent les objets archéologiques trouvés dernièrement enfouis sous terre, par de simples citoyens, dans différents endroits de la localité. Le plus ancien de ces objets est un vase qui remonte, selon la direction de la culture, à l’époque phénicienne carthaginoise, entre 214 à 202 av. J.-C. Il a été déterré par un fellah à Titouna, un village de Souk El Had, près de la RN5. Sa forme, sa couleur blanche et la fresque peinte sur l’une de ses faces dénotent l’essor de l’activité métallique à cette époque.

La deuxième découverte est une pièce de monnaie en or de forme carrée. Elle a été découverte par un citoyen au lieudit Bouysri Sidi Slimane, toujours dans la commune de Beni Amrane. Il s’agit d’une pièce de monnaie qui date de l’époque du règne de Juba, entre 30 av. J.-C. et 20 apr. J.-C. Preuve en est l’effigie sculptée sur le revers de la pièce. Trois têtes y sont représentées, dont deux ont été identifiées. On peut aisément lire Drussilla et Caecirae.  La dernière découverte a été faite au village de Boukarai. Il s’agit d’une pièce de monnaie carrée, datant de la dynastie berbère des Almohades, qui a régné sur le nord de l’Afrique et l’Andalousie de 1147 à 1269. Sur l’une de ses faces est écrit : «Allah Rabouna, Mohamed Rassoulouna, El Mahdi Imamouna.»

Ce qui veut dire «Allah est notre Dieu, Mohamed (QSSSL) est notre prophète et El Mahdi notre imam». Beaucoup de personnes témoignent de l’existence de ces pièces qu’elles ont vues et touchées. Mais à part le vase – qu’on peut d’ailleurs voir en visitant la maison de la culture Rachid Mimouni de Boumerdès, où il est exposé –, la plupart ignorent qui détient exactement ces objets révélateurs de l’histoire de l’humanité. On parle aussi d’autres pièces, comme la cuillère de l’époque de Juba II, qui mesurerait 28 centimètres, dont on a malheureusement perdu la trace.

«L’idéal serait que toutes ces pièces précieuses et d’autres objets puissent un jour être rassemblés dans un musée à Beni Amrane», nous dit M. Ainouz, médecin de profession, qui accorde un intérêt particulier à l’archéologie et à l’histoire millénaire de la région.

EL WATAN

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