4E FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA POÉSIE À PARIS


Hommage à Si Mohand U M’hand

Poète de légende et poète universel, il sera célébré aujourd’hui, à 20h au Centre culturel algérien, en France.

Dans le cadre du 4e Festival international de la poésie à Paris, organisé par l’association «Poètes à Paris», un hommage sera donné, ce mercredi 29 septembre au Centre culturel algérien (CCA) au poète Si Mohand U M’hand poète et philosophe kabyle de la tribu des At Yiraten de Kabylie (Algérie), né entre 1840 et 1845 à Icheraiouen, l’actuelle Larbaâ Nath Irathen (caserne), et mort le 28 décembre 1905 à Michelet.

Sa vie de «rebelle» a depuis été portée à l’écran par le truchement d’un superbe film signé Liazid Khodja et intitulé Si Mohand U M’hand, l’insoumis (2007). Un film qui nous dévoilà la vie de ce barde du XIXe siècle qui disait par les mots toute la révolte de la Kabylie et de l’Algérie contre le joug colonial mais aussi l’amour, la misère et l’errance des âmes en peine. Déraciné et seul, Si Mohand deviendra en effet un poète errant. Il emprunte à son expérience les thèmes de l’exil, de l’amour de sa terre natale, de l’amour et du destin. Le poète aurait par ailleurs juré de ne jamais répéter le même poème, de sorte que seule la mémoire populaire a permis de conserver son oeuvre.

De nombreux poètes de France nés en France ou dans le monde vont rendre à Si M’hand aujourd’hui un vibrant hommage à travers leurs propres paroles nomades, accompagnés par des comédiens (les élèves comédiens du conservatoire d’art dramatique de Nice et Frédérique Wolf Michaux) qui, eux, disent les poèmes de ce poète de légende. Parmi les artistes invités, on citera Yvan Tetelbom (France), né en Algérie à Azeffoun.

Sa destinée ressemble étrangement à celle de Si M’hand l’errant vu qu’elle a été bercée de souffrance et de nostalgie mais aussi d’écriture, tel un poète qui dit, psalmodie, apostrophe, harangue, tantôt sous les traits d’un artiste, tantôt sous les traits d’un agitateur humaniste. Comme autres invités on retiendra Nazand Begikhani du Kurdistan (Irak), la poètesse algérienne Fadéla Chaim Allami qui vient de publier Sur ma terrasse algéroise:d’aimer, c’est un peu vivre aux Editions Lazhari Labter, Jean-Louis Châles, comédien et metteur en scène français, Kamel Yahaoui poète, artiste algérien, originaire d’Azeffoun et ayant grandi dans la Casbah d’Alger.

Sa réflexion s’épanche sur les violences raciales, coloniales et ethniques; plusieurs poètes ont inspiré ses oeuvres: Kateb Yacine, Ibn Arabi, Si Mohand, Mahmoud Darwich, Adonis, Paul Eluard, Jacques Prévert. D’autres artistes mais aussi écrivains, philosophes, et sociologues prendront pas à cette manifestation qui s’étalera jusqu’au 3 octobre. Notons que ce spectacle lecture qui sera donné au Centre culturel algérien en l’honneur du poète Si Mohand U M’hand, sera en tournée en Kabylie du 4 octobre au 8 ou 9 octobre à Azeffoun, aux Aghribs, et à Tizi Ouzou.

L'Expression

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