HISTOIRE BAVURE DANS LE LIVRE SI MOHAND SAÏD RACONTE AMGHAR


Le fils du colonel Mohand Oulhadj s’excuse auprès de ses lecteurs

L’incompréhensible erreur qui s’est glissée dans le récent livre Si Mohand Saïd raconte Amghar sorti le 3 juillet dernier, qui a soulevé une vague d’indignation de la part des moudjahidine, dont cette mise au point de M. Ahmed Arrad, cadre de l’ex- Fédération du FLN en France et secrétaire national à l’ONM adressée au journal en ligne Kabylie News, a constitué le pôle d’attraction de la conférence animée à Bouzeguène dans la soirée de jeudi par Mohand Saïd Akli, fils du colonel Mohand Oulhadj, auteur du livre sur le successeur d’Amirouche à la tête de la Wilaya III.

En effet, à la page 197, on lit que le traître Ali Chekkal, vice-président de l’Assemblée nationale, condamné à mort par le FLN et exécuté au stade de Colombes à Paris le 26 mai 1957 par Mohamed Bensadok, fait partie des compagnons vivants ou morts avec lesquels l’auteur avait partagé des moments difficiles et qui se sont sacrifiés pour libérer le pays. Revenant sur cet errement relatif au traître Ali Chekkal et soulevé par les présents qui ont demandé des éclaircissements, Mohand Saïd Akli considère ce passage comme une malencontreuse erreur d’édition et présente à ses lecteurs, aux moudjahidine et à la nation algérienne toutes ses excuses.

Il confirme ce que tout le monde sait déjà sur ce célébrissime traître de la Révolution en précisant que ni lui ni sa famille qui a rejoint en bloc le maquis, et encore moins son défunt père, n’ont jamais cautionné les traîtres et la traîtrise. Tout comme l’auteur rend hommage au fidaï Mohamed Bensadok qui avait abattu le traître qui se trouvait à côté du président de la République française René Coty au moment de l’attentat. Moments pathétiques de vérité qui ont imprégné la manifestation, la conférence de l’auteur du livre, qui fut officier de l’ALN et qui est actuellement membre du conseil national des moudjahidine, a été marquée par des coups de cœur mais aussi des coups de gueule à l’endroit «de tous ces ingrats» qui ont vécu à l’ombre de cette figure emblématique de la Révolution que fut Mohand Oulhadj et qui aujourd’hui se cantonnent dans un silence incompréhensible sur le parcours et le combat de celui qui avait fait échec à l’opérations Jumelles, et dont le charisme légendaire soulevait et continue de susciter l’admiration de tous.

Favorablement accueilli par l’opinion, le livre né dans la douleur, et écrit seulement en quatre mois selon l’auteur, ne restitue cependant pas assez, selon l’assistance, le combat et le parcours de cette grande figure de la Révolution qui fut le premier Algérien auquel échut l’insigne honneur de hisser pour la première fois l'emblème national au lieu même du débarquement. Aussi estil demandé à ce que les historiens consacrent des ouvrages à la hauteur de la dimension historique et politique du personnage dont la remarquable sagesse a prévalu même après l’indépendance. La polémique née après la parution du live de Sadi sur Amirouche est revenue lors des débats. Le conférencier révélera le profond attachement qui liait les deux révolutionnaires et les témoignages de son défunt père sur le combat et les sacrifices d’Amirouche pour la Révolution.

L’auteur indiquera enfin qu’une version corrigée de l’ouvrage sortira incessamment et que son livre sera traduit en arabe. Comme il est attendu un autre livre, toujours du même auteur, qui relatera la vie de Mohand Oulhadj de 1962 à 1972, date de sa mort. Un pan de vie et d’un autre combat qui ne manqueront pas d’éclairer l’histoire postindépendance.

Le Soir d'Algérie

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