Courrier des lecteurs


Rétablir notre fils dans ses droits

Le 16 décembre 2008, mon frère policier de son état, qui  assistait au procès en appel de mon autre frère prend en otage un procureur adjoint de la cour de Béjaïa et exige un autre examen de ce dossie, car il estime que cette condamnation est exagérée et injustifiée. Après une demi-heure de négociations, le policier dépose son arme et se laisse menotter et conduire au commissariat où il sera mis en détention.
Au lieu d’une expertise psychiatrique, pour déterminer l’état psychologique du policier, la justice a lancé une infernale cabale judiciaire pour le condamner dans un premier procès à 5 ans de prison. Sachant qu’il a servi pendant 12ans dans les régions les plus meurtries du pays et pendant la période la plus dangereuse, où il a vécu tous les drames et les violences d’une guerre effroyable, il a vu mourir des collègues et amis et même était menacé (comme le témoignent ses collègues) à plusieurs reprises par des groupes terroristes. Nous avons exigé une expertise psychiatrique qui sera dirigée par un spécialiste mandaté par le juge d’instruction. Cette dernière a diagnostiqué trois maladies d’ordre psychologique et levé, dans ses conclusions, toute responsabilité du policier et recommande son placement, en urgence, dans un centre de soutien psychologique. Nos espoirs de voir notre fils bénéficier des conclusions de l’expertise psychiatrique, qui devrait être capitale pour la tenue d’un procès équitable et juste, ont été enterrés le jour de son deuxième jugement où la justice a prononcé un verdict injuste et inacceptable.

Ce procès est une erreur judiciaire dont a été victime un policier intègre condamné à 10 ans de prison ferme et 550 000 DA d’amende. Ce jour-là, selon la justice, à l’étranger, alors que l’avocat de la défense après des appels téléphoniques et renseignements fiables, a trouvé que le médecin concerné était bel et bien en Algérie et qu’il était en fonction.
Un mensonge que nous avons-nous même confirmé lorsque nous nous sommes renseignés  auprès de l’hôpital ou le médecin travaille. La suite du procès à nos yeux  est orchestrée de manière à ce que notre fils, que nous considérons toujours comme un brave patriote, soit lésé de tous ces droits.

Deux médecins venus non pas pour exposer leur expertise d’un point de vue médical, mais pour tenir des propos accusateurs  au point qu’ils sont allés jusqu'à remettre en cause les résultats de leur collègue (absente) en l’accusant de subjectivité  dans son rapport puisque elle est femme! De tels mécanismes révolus et attitudes revanchardes  nous font craindre que le prochain procès  qui sera prononcé par la cour suprême ne soit pas, encore une autre fois, équitable. Nous pensons M. le président de la République  que c’est une véritable trahison que de détruire la vie d’un citoyen qui a tant donné et a tant sacrifié pour que sa chère patrie reste debout et avance.

C’est une lâche ingratitude de laisser ce citoyen intègre passer une journée de plus derrière les barreaux alors que le médecin a diagnostiqué un grand trouble psychologique et a  classé son acte sous l’effet de la démence. Il est avant tout être humain.
Il est exposé à toutes sortes de troubles et d’émotions. C’est pourquoi, nous vous prions M. le président, de rétablir notre fils dans ses droits et de lui rendre la dignité et le mérite qu’il vaut.

Hebbache Abderezak
Ouled Ali-Tskouriet
Béjaïa


LIBERTÉ

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