Tahar Djaout


L’éternelle lumière

Tahar Djaout.  L’éternelle lumièreIl n’est pas l’unique ou le seul intellectuel que la région d’Azeffoun ait bercé mais il fut le plus connu et le plus célèbre : Djaout le timide, le modeste, le journaliste, le poète, l’écrivain.

Tahar a vu le jour le 11 janvier 1954 à Oulkhou, un village dépendant de la commune d’Aït Chafka, daïra d’Azeffoun. C’est dans ce petit village qu’il emprunte le chemin de l’école. Dès son enfance le brillant élève quitta la région pour s’installer à Alger exactement à La Casbah.

En 1977, il obtient sa licence en Mathématiques comme ceci ne lui a pas donné grande satisfaction comme il continua ses études en Sciences de la communication ce qui a été sanctionné par un DEA à l’université de Paris II en 1985.

A 22 ans, il entama sa carrière journalistique à El Moudjahid avant de rejoindre “Algérie Actualité” comme responsable de la rubrique culturelle et cela de 1980 à 1984. Et enfin il fonda le premier hebdomadaire “Ruptures” avec Arezki Metref et Abdelkrim Djaâd et cela en 1993.

Djaout possède à son actif maintes publications des œuvres poétiques ou romanesques.

L’auteur publie Solstice barbelé paru en 1975, suivi de l’Arche à vau-l’eau en 1978, Insulaire et lie en 1980 et aussi en 1982 L’oiseau minéral, et en 1983 L’étreinte du sablier”.

Dajout l’écrivain s’est illustré par ces livres romanesques :

L’exproprié en 1981, son énigmatique roman. Les Chercheurs d’os en 1984 qui lui a valu le prix de la fondation Del Duca”, suivie par Les Rets et l’oiseleur dans la même année, après ce fut au tour du roman Les Vigiles en 1991 qui a remporté plusieurs prix : “Prix Méditerranée” “Kateb Yacine” et celui de la “fondation Abla”, puis en 1987 l’Invention du désert suivie de La cité du soleil et sa dernière œuvre qui a été publiée 6 ans après sa mort en 1999 : Le dernier été de la raison.

Djaout le humble a vu son dernier jour venir suite à un crapuleux attentat commis par des intégristes musulmnans en recevant une balle au crâne.

Après une semaine de coma profond il ne se réveillera jamais.C’était le 26 mai 1993 à 9 h 00 devant son domicile à Baïnem. Le poète est parti laissant derrière lui une famille et un riche patrimoine littéraire.

Et cet extrait : “On n’a pas encore chassé de ce pays la douce tristesse léguée par chaque jour qui abandonne, mais le cours du temps s’est comme affolé, et il est difficile de jurer du visage du lendemain. Le printemps reviendra-t-il ?”

La Dépêche de kabylie

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