RECUEILLEMENT, EXPOSITION ET CONFÉRENCE

Vibrant hommage à l’artiste révolutionnaire Farid Ali

Vibrant hommage à l’artiste révolutionnaire Farid AliLes représentants de l’APW ont annoncé l’octroi d’une subvention pour la réalisation d’une stèle à l’effigie de Farid Ali, afin que personne n’oublie le parcours emblématique du chantre de la révolution algérienne.

Le comité culturel Farid Ali, en collaboration avec la direction de la culture de Tizi Ouzou et l’APC de Bounouh, relevant de la daïra de Boghni, organise, depuis avant-hier, un hommage au regretté artiste et moudjahid Farid Ali, de son vrai nom Khelifi Ali. Avant-hier, dans son village natal à Ikhelfounène, une foule nombreuse s’est recueillie à la mémoire de l’artiste révolutionnaire. Des gerbes de fleurs ont été déposées sur sa tombe, en présence des membres de sa famille, des représentants de la direction et de la maison de la culture de Tizi Ouzou ainsi que des élus de l’APW et des élus locaux.

A cette occasion, les représentants de l’APW ont annoncé l’octroi d’une subvention pour la réalisation d’une stèle à l’effigie de Farid Ali, afin que personne n’oublie le parcours emblématique du chantre de la révolution algérienne. Une figure oubliée, mort dans la misère, comme ont témoigné ses amis. Rencontré sur place, Rezki Khelifi, le fils de Farid Ali, a affiché son souhait de créer une fondation qui portera le nom de son défunt père. “Il mérite bien une fondation qui porterait son nom. Il était un moudjahid et un artiste durant et après la révolution, et membre du PPA/MTLD et de l’OS pour combattre le colonialisme français. Après la révolution, il a consacré sa vie à la lutte identitaire, ce qui lui a valu d’être emprisonné durant 18 mois à Berrouaghia, puis interdit de séjour à Alger en 1966”, dira notre interlocuteur. Et de réitérer son souhait de voir l’histoire de son défunt père connue de la jeune génération. “Avril 1980 était son plus beau jour, m’a-t-il dit”, confiera Rezki Khelifi.

D’autres témoins présents à l’hommage de vendredi dernier ont rappelé le parcours de l’artiste, aux côtés de  Mustapha Kateb, avec la troupe artistique du FLN. Il était aussi un militant actif de la fédération de France du FLN. Il est à signaler que de nombreux artistes connus ont pris part à cette rencontre en hommage à l’auteur de la célèbre chanson A yema sbar ur tsru, à l’image d’Ouazib Mohand Ameziane et Mohamed Chemmoun. Il y avait aussi la jeune chorale Amer-Ouali de l’association Asurif de Boumehni qui a interprété les fameuses chansons A yema sbar ur tsru, de Farid Ali et Idahred wagur de Slimane Azem. Par ailleurs, cet hommage s’est poursuivi hier à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, avec une exposition de photographies et d’archives retraçant la vie et l’œuvre de Farid Ali, qui a été suivie, à 10h30, d’une conférence sur le parcours de l’artiste et sur la chanson révolutionnaire. Né le 9 janvier 1919 à Ikhelfounène, Farid Ali était dès son jeune âgé encouragé et initié à la musique par les différents chefs d’orchestre de l’époque comme Mohamed El-Kamal, El-Djamoussi, Amraoui Missoum. En 1951, Farid Ali sera expulsé de France, car soupçonné d’avoir participé à un attentat contre un responsable de l’ORTF. Après un long combat, il regagna son village.

En 1956, il sera arrêté par l’armée coloniale et torturé. Libéré en 1957, il rejoint la troupe artistique du FLN en Tunisie. Farid Ali repart en France en 1967 et revient en 1976 en Algérie pour animer une émission “Chanteurs de demain” à la radio d’Alger Chaîne II. Il est décédé le 18 octobre 1981, des suites à une longue maladie.              
 
 
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