Chaabi / Rencontre Fateh Benlala et son orchestre

L’univers bohème en bandoulière

Rencontre Fateh Benlala et son orchestreEvasion Fateh Benlala est interprète, musicien, auteur et compositeur. Autant de cordes à son arc et une voix pouvant s’adapter à tous les genres musicaux du patrimoine musical algérien et universel.

L’espace Plasti, comme à l’accoutumée et selon son agenda des rencontres, a organisé une rencontre musicale chaâbie avec le chanteur et son orchestre.

Ils étaient trois sur les sept membres du groupe musical. Ils ont quitté leur étoile chacun avec sa propre personnalité, mais tous portent l’univers bohème en bandoulière. Fateh Benlala avec son bibi en laine, qui n’appartient qu’à lui, Krimo Maghezifen, la casquette crâne et Nora Kichou, l’allure décontractée, déliée et un bonnet blanc également posé crânement sur des cheveux bouclés. Eh oui, une jeune femme, percussionniste dans un orchestre chaâbi et choriste. Trois compagnons, trois partenaires et un engouement pareil pour la musique. Sans demi-mesure, ils ont interprété des morceaux de musique algéroise.

Avec tout ce qu’on peut avoir de vrai, véridique, de transparent et d’inspiration. Une interprétation de Fateh Benlala, et une exécution musicale à la perfection.
La particularité de ce dernier est qu’il adapte sa voix à tous les styles musicaux quels qu’ils soient, du chant andalous, hawzi, gnawi, kabyle, latino, jazz et hadawi. Des moments que l’on ne pouvait espérer, pour ceux qui ont un engouement particulier pour l’union du mandole et du banjo. Fateh a un long passé de musicien.
De Skandrani dont il a été le «banjoniste», à l’Orchestre national de Barbès dont il a fait partie durant 15 ans, l’accompagnant pratiquement sur tous les continents, en passant par Nouri Koufi.

Avec à son actif six albums, Fateh en prépare un septième pour le mois de ramadan où il intégrera toutes les facettes musicales dont il est amoureux ainsi qu’un texte de Taleb Rabah. Par-delà la Méditerranée, Fateh a fait de belles rencontres avec quelques-uns des grands chanteurs à l’exemple de Youssou N’dour. Fateh Benlala prône une musique chaâbie revisitée «dépoussiérée» en y incluant d’autres instruments musicaux, d’autres modes d’interprétations que ceux introduits lors de sa naissance.
«Il faut la laisser évoluer dans l’air du temps», dit-il en donnant le bel exemple de la chanson Ya rayah de Dahmane el-Harrachi qui a été adaptée dans nombre de pays étrangers selon le mode et l’harmonie inspirés.
Et si on lui demande comment il est venu au monde de la musique, Fateh Benlala répond sans hésitation : «C’est mon grand frère qui nous a fait aimer Bob Marley, les Beatles, Aznavour…».

Natif de Béjaïa qu’il a quittée à l’âge de deux ans, Fateh ne cache pas son amour pour son Algérie, qui est la nôtre aussi. Nous avons rencontré un trio qui joue en symbiose, une fusion également réelle avec le reste du groupe au nombre de sept. Un chiffre porte-bonheur.
 

InfoSoir  

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