M’hamed Benguettaf n’est plus

Une légende du théâtre s’en va

M’hamed Benguettaf n’est plus
Une légende du théâtre s’en vaM’hamed Benguettaf est décédé, dimanche dernier, à l’âge de 75 ans, des suites d’une longue maladie. Il a été inhumé, hier, au cimetière d’El Alia. De nombreux citoyens, des artistes, se sont recueillis à la mémoire du directeur du Théâtre national algérien (TNA).

Citoyens, des artistes et personnalités politiques se sont déplacés au domicile du défunt, à la cité Jolie Vue 2, à Kouba, pour rendre un dernier hommage à celui qui restera un « symbole » du théâtre. Beaucoup n’ont pu retenir leurs larmes devant la dépouille mortelle, drapée de l’emblème national, exposée dans une grande salle. La ministre de la Culture, Khalida Toumi, avait accompagné, hier, la dépouille mortelle de M’hamed Benguettaf, récitant la Fatiha à la mémoire du regretté et a présenté ses condoléances à la famille du défunt et aux artistes. Sonia, Saïd et Mohamed Hilmi, Taha Lamiri, Farida Saboundji, Bahia Rachedi, Hamid Rabia, Aïda Guechoud, Amine Zaoui, Waciny Laredj, ses complices et amis, étaient inconsolables. D’autres, comme Fatiha Berber ou encore Sid Ahmed Aggoumi, diront : « Il fait partie des doyens de la scène artistique algérienne. Il a participé au développement de l’action culturelle. Il fait partie du patrimoine culturel algérien. » Même sentiment chez les journalistes. Assia Chelabi du quotidien Chourouq, Wafia Sifouane de la Tribune, Sassia Messadi de Wakt al Djazaïr n’ont pas omis de dire que le défunt est « un homme très humble, serviable, entier, dévoué et toujours de bonne humeur ». Pour sa part, Brahim Noual, un responsable au TNA, dira : « M’hamed Benguettaf est un modèle de personnalité pour qui, l’instruction qu’il recherchait avait pour objectif d’être utile à la communauté. » Figure marquante du théâtre algérien, d’abord comme comédien, M’hamed Benguettaf a travaillé pour la radio avant de se consacrer au Théâtre national algérien. Passé du jeu à la mise en scène, il compte parmi les fondateurs de la compagnie Masrah El Kalâa (théâtre de la Citadelle).

Auteur d’une quinzaine de pièces de théâtre, comme « Djeha et les gens » (1980), « Arrêt fixe » (1995) ou encore « Fatma, le bruit des autres » (1998), M’hamed Benguettaf s’était également illustré en traduisant ou adaptant des dramaturges algériens et étrangers, comme Nazim Hikmet, Kateb Yacine, Ali Salem, Mahmoud Diab ou Ray Bradbury. Cette légende du théâtre algérien vouait à la fois un grand amour et un grand respect à son métier qu’il a toujours exercé avec beaucoup de compétence et de sérieux. Lors de ce recueillement, des réalisateurs et scénaristes ont retracé le parcours de ce grand artiste et mis en exergue ses grandes qualités humaines et professionnelles.

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