Journée d’étude autour de l’artiste et de son œuvre

Tizi Ouzou se souvient de Mohamed Iguerbouchène

Tizi Ouzou se souvient de Mohamed IguerbouchèneLa maison de la culture Mouloud-Mammeri, en collaboration avec l’association culturelle Mohamed Iguerbouchène organise, aujourd’hui, une journée d’étude sur la vie et l’œuvre de l’artiste disparu.

Au programme de cette rencontre deux expositions l’une portant sur la vie et l’œuvre de Mohamed Iguerbouchène et la seconde autour de la maison du défunt. Une maison qui vient de faire l’objet d’une demande de la part de la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou pour son classement comme patrimoine national au même titre que les maisons natales de toutes les personnalités ayant marqué de leur empreinte la région.

Un dossier relatif à cette demande de cette maison sera présenté à cette occasion par le service du patrimoine de la direction précitée au niveau du petit théâtre de la maison de la culture Mouloud-Mammeri. Une présentation qui sera précédée par une série de témoignages sur la vie de Mohamed Iguerbouchène. Il est aussi inscrit à cette journée commémorative une conférence sur la vie et l’œuvre de Mohamed Iguerbouchène par M. Hamedi Hocine, inspecteur de la langue française. Cela pour la matinée à partir de 10 heures. Dans l’après-midi, ce sont deux spectacles de musique instrumentale classique que donneront l’institut régional de musique de Bouira et l’atelier de musique classique de la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou qui dispose d’une pléiade de musiciens en herbe remarquables, notamment le jeune pianiste Arkam Samir dont le doigté sera découvert et certainement apprécié à cette occasion.

Pour rappel, Mohamed Igerbouchène est né le 13 novembre 1907 au village de Ait-Ouchène dans la commune des Aghribs d’où est aussi originaire El Hadj M’hamed el Anka. Il a connu le succès des années durant pour avoir composé de nombreuses partitions musicales dont « Kabylia Rapsodie n°9 » et « Arabic rapsodie n°7 » les plus connues et qui lui ont valu des hautes distinctions. Il a aussi écrit des musiques pour le cinéma dont l’inoubliable Pépé le Moko avec comme acteur principal Jean Gabin. Il était aussi l’ami d’Albert Camus et membre du comité d’honneur de l’association des journalistes. Il recevait souvent sa grande amie Edith Piaf chez lui à la rue Saint-Didier. Outre cette diva de la chanson française (dont la grand-mère est d’origine algérienne), il a côtoyé Taos Amrouche, Farid Ali, Cheikh Nourredine, Emmanuel Robles, Georges Auric, Vincent Scotto, Max Derrieux, Amar El-Hasnaoui, Kamel Abdelwahab et le poète hindou, Robindranath Tagore. Iguerbouchène a aidé et lancé de nombreux artistes comme Rachid Ksentini de son vrai nom Mohamed Belakhdar, Ahmed Agoumi, Mohamed El Kamel, Salim Hallali, Farid Sifaoui, Soraya Naguib et bien d’autres encore. Mohamed Iguerbouchène s’est éteint à l’âge de 59 ans, en juillet 1966 à Alger, des suites d’une longue maladie.

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