Cheikh El-Mehdi n’a pas été oublié à Souk Oufella


Vers la création d’une fondation portant son nom

Cheikh El-Mehdi n’a pas été oublié à Souk Oufella
Vers la création d’une fondation portant son nomCheikh El Mehdi nous a quittés le 31/12/2009, à l’âge de 64 ans. C’était un chanteur très apprécié qui jouissait d’une très bonne réputation. Ses fans soutiennent aujourd’hui encore qu’il aurait pu donner beaucoup plus à la chanson kabyle s’il avait reçu les aides nécessaires de la part des institutions chargées du secteur artistique. De son vrai nom, Allam El Mehdi, le cheikh a baigné très jeune dans la chanson. Enfant déjà, il tambourinait sur tout objet qu’il trouvait, apprenant par cœur les chansons en vogue à son l’époque.

En 1960, à l’âge de 15 ans, il avait déjà appris à jouer de la flûte. Comme tous les jeunes Kabyles, que la misère avait fait partir à Alger ou à l’étranger à la recherche de travail, il partit lui aussi de son village, dès l’indépendance, et s’établit à Alger où il apprit à jouer de la guitare. Féru des grands maîtres du Chaâbi, comme El-Hadj Mohamed El-Anka dont il est devenu un disciple, il s’est fait un nom en les côtoyant et en devenant un ami très proche de Boudjemâa El-Ankis. A force de travail, de sérieux et de persévérance, son amour de la chanson se transforma en une raison de vivre. Et le cheikh se lança dans le Chaâbi avec l’avantage de pouvoir chanter en kabyle et en arabe. Très vite, il se fit une place  parmi les figures de proue du Chaâbi et son nom devint célèbre grâce à sa maîtrise du mandole et la beauté de sa voix lyrique. En reconnaissance de sa contribution à l’enrichissement de la chanson kabyle, Cheikh El Mehdi a été honoré par la direction de la culture de Béjaïa en juin 2009, à l’occasion de la journée nationale de l’artiste. Ce jour-là, le Cheikh avait enflammé la foule, venue nombreuse l’écouter à la maison de la culture Taos Amrouche. Surnommé le chanteur des humbles, le cheikh était sollicité à toutes les occasions, notamment durant le mois du Ramadhan. Il donnait de sa voix partout, le plus souvent en plein air, devant un public conquis constitué d’admirateurs de tous âges. Nombreux furent les galas qu’il anima gratuitement. Quand un de ses concerts était programmé, c’était la ruée.

Auteur d’un grand nombre de chansons qui ont marqué les esprits et les cœurs, ses fans, à Seddouk, Béni Maouche ou Ighil Ali gardent de lui l’image d’un homme simple et généreux, d’un grand chanteur qui égayait leurs soirées ramadhanesques. Pour immortaliser ses œuvres et lui rendre hommage, les jeunes de son village vont créer une fondation qui portera son nom, comme nous l’a annoncé son parolier, Messouci Boualen.

La Dépêche de kabylie 

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