Clôture du 10e Festival national Culturel du film amazigh de Tizi Ouzou


L’Olivier d’or sera connu ce soir

L’Olivier d’or sera connu ce soirAprès six jours d’ambiance exceptionnelle et de compétition non-stop, le 10e Festival national culturel du film amazigh rendra officiellement son verdict final, ce soir, à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou.

Sur les douze films engagés au concours officiel pour cette 10e édition 2010, ils sont déjà trois ou quatre prétendants à aspirer au podium et aux différents accessits, la plus haute marche du podium étant le fameux Olivier d’or qui sera donc désigné ce soir après le choix définitif du jury qui risque d’être très rigoureux et, en tout cas, très serré au vu de la qualité des films présentés. “Quelque soixante-trois films ont été proposés cette année, et après une présélection très minutieuse, une douzaine de films a été donc retenue en concours et une dizaine en panorama amazigh”, a affirmé le commissaire du festival, Hachemi Assad, comme pour rappeler que cette 10e édition aura enregistré une participation record et exigé un tri de longue haleine. “C’est quand même une avancée extraordinaire pour un aussi jeune festival qui n’est qu’à sa dixième édition et qui connaît un intérêt tout particulier d’année en année”, dira Moussa Haddad, l’un des plus grands metteurs en scène algériens.

Invités d’honneur du festival, les deux pionniers des productions filmées en tamazight, Kamel Hammadi et Mohamed Hilmi, n’ont pas tari d’éloges sur le grand succès du festival. “De notre temps, nous n’avions pas trop de moyens et maintenant que nous enregistrons une grande ouverture dans le secteur de la culture, il faut laisser les jeunes travailler et profiter pleinement de ce renouveau culturel”, clamera Kamel Hamadi qui a projeté une de ses productions cinématographiques réalisées en 1963. “C’est encourageant de voir toute cette adhésion et cet intérêt grandissant pour le cinéma amazigh”, dira aussi Mohamed Hilmi qui a produit tant de films et de comédies en kabyle et en arabe populaire. “Je pense qu’il ne faut pas être trop exigeant pour un cinéma aussi jeune. Dans un premier temps, il faut encourager la quantité et la production tous azimuts et la qualité viendra après. Personnellement, j’ai produit pas mal de navets à mes débuts puis je me suis amélioré au fil des années. C’est dire qu’il faut encourager les jeunes cinéastes amazigh, qu’ils soient kabyles, chaouis, mozabites ou targuis, peu importe. L’essentiel est qu’il y ait de la diversité et de la saine émulation entre les jeunes cinéastes. Ce ne sont que des amateurs qui ont besoin d’être encouragés pour aller encore de l’avant, et les aider à devenir professionnels dans quelques années. Moi, je dis bravo aux participants et sincères félicitations aux organisateurs”, conclut Mohamed Hilmi.

Au-delà du concours et de la compétition proprement dite, ce 10e Festival du film amazigh aura permis aussi de nombreux échanges avec les cinéastes roumains invités pour la présente édition mais aussi pour les jeunes de la wilaya de Tizi Ouzou qui ont profité des nombreux ateliers de formation en art cinématographique et des conférences-débats animés par des spécialistes es qualité tels qu’Ahmed Bedjaoui, Moussa Haddad ou encore Ali Mouzaoui, dont la maîtrise du septième art n’est plus à démontrer. Et pour égayer tel qu’il se doit cette importante manifestation culturelle, le commissariat du Festival, présidé par Hachemi Assad, et la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, que dirige inlassablement El Hadi Ould-Ali, ont concocté un bon programme d’animation avec une belle séance inaugurale rehaussée par la présence remarquable de la belle chorale Abzim de Sidi Ali Bounab relevant de la commune de Tadmaït, puis deux superbes galas artistiques, l’un animé mercredi en soirée par Ali Amrane et Cheikh Sidi Bémol, et le second, jeudi soir, par le chanteur new-zélandais Graeme Allwright, qui aura subjugué la foule record par ses propres chansons mais aussi des reprises de Brassens, Ferrat et autres Cohen. Bref, ce 10e Festival national culturel du film amazigh aura sorti le tout-Tizi de sa torpeur et de sa léthargie et il ne manquera que le verdict final qui sera rendu ce soir pour clôturer en beauté cette grande fête du jeune cinéma amazigh.

LIBERTÉ

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