Rencontre à l’Akfadou


Anza, le roman d’Abderrahmane Bouguermouh

Invité d’honneur de l’association Imghane de Tizamourine d’Akfadou, qui a célébré le 21e anniversaire du décès de Mouloud Mammeri, du 25 au 27 février dernier, le cinéaste Abderrahmane Bouguermouh a dédicacé son premier roman Anza.


Les personnes invitées à la rencontre avec le cinéaste Abderrahmane Bouguermouh ont découvert chez ce dernier une seconde passion, l’écriture. M. Bouguermouh a révélé ce jour-là tout son talent d’écrivain lors de la vente dédicace de son premier roman Anza, paru aux éditions Casbah en janvier 2010. Il raconte le cri du sang versé par les patriotes, toutes générations confondues, sur les terres de la patrie. A la question posée par un journaliste à ce sujet, il répond : «A travers le roman Anza, j’ai voulu apporter un témoignage oculaire, modestement et sincèrement, et sauvegarder un pan entier de l’histoire de notre pays.

D’ailleurs, le plaisir que j’ai eu a été décuplé en me rendant compte combien la littérature et le cinéma se complètent.» Si cet artiste de renom a mis de côté sa caméra, ce n’est pas pour une simple envie d’écrire, mais plutôt suite à des problèmes de santé dus à une chute qui a causé une fracture du fémur, l’obligeant ainsi à séjourner dans plusieurs hôpitaux. Né en 1936 à Ouzellaguen (Béjaïa), il a fait du cinéma sa profession en se mettant derrière la caméra, et ce pour une longue chevauchée. Il a acquis une solide formation de cinéaste, sanctionnée par un diplôme obtenu durant les années 1960 de la prestigieuse école cinématographique de Paris, IDHEC. Il a imposé de la déférence durant sa carrière de cinéaste de plus de 50 ans, pleine d’embûches mais jalonnée de succès. Il a le mérite d’avoir ouvert la voie au cinéma amazigh, en mettant sur écran le roman de Mouloud Mammeri, la Colline oubliée, même si cela a duré plus de vingt ans. La demande d’autorisation qu’il a déposée en 1969 auprès ministère de la Culture ne lui fut délivrée qu’en 1989, avec l’avènement de l’ouverture démocratique. Il donna le coup de manivelle en 1993. Abderrahmane Bouguermouh a à son actif plusieurs productions dont l’Enfer a dix ans, les Oiseaux de l’été, Kahla oua Beida.

Malgré la fatigue et la maladie, il répond toujours présent au devoir quand il est sollicité pour la projection d’un de ses films. Il était présent dernièrement à Akbou et à Akfadou, soutenu par deux personnes, pour animer des débats très enrichissants. Il est certainement devenu un repère pour les jeunes cinéastes.

Le jeune Indépendant

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