15E ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE CHEIKH SADEK EL BÉJAOUI


Béjaïa se souvient du rossignol de l’andalou

«Un monument artistique et culturel national»Béjaïa reste toujours fidèle à son maître incontesté de la musique andalouse et ses genres dérivés.

Un vibrant hommage a été rendu jeudi et vendredi derniers, à Béjaïa, au défunt maître de l’andalou, Cheikh Sadek El Béjaoui, en commémoration de l’anniversaire de son décès par la Maison de la culture Taous-Amrouche de Béjaïa, en collaboration avec l’association Ahbab Sadek El Béjaoui.
Il y a quinze ans que nous a quittés Cheikh Sadek El Bejaoui laissant derrière lui toute une oeuvre riche et variée, dans différents styles: le classique andalou, le hawzi, aârobi, el madih edini, le kabyle ainsi que l’écriture théâtrale (radiophonique) et autres compositions musicales. De son vrai nom, Bouyahia Sadek, plus connu sous le nom artistique de Sadek El Béjaoui, est né à Béjaïa le 17 décembre 1907 dans le vieux quartier de Bab El Louz. Il s’est éteint le 7 janvier 1995 à l’âge de 87 ans. Compositeur et parolier, Cheikh Sadek El Béjaoui a été un grand interprète doté d’une voix chaude, puissante et mélodieuse.

A la Maison de la culture Taous-Amrouche de Béjaïa, les 7 et 8 janvier 2010, ont été consacrés à la vie et au parcours de cet artiste qui s’est imposé dans l’univers de l’andalou par sa voix et la finesse des intonations qu’il parvenait à tirer de son instrument de prédilection, le violon alto. Au programme de ce vibrant hommage, la projection d’un film documentaire sur le parcours artistique de Cheikh Sadek El Béjaoui, soirées musicales animées par l’orchestre préparatoire, l’orchestre féminin et l’orchestre pilote de l’association Ahbab Cheikh Sadek El Béjaoui, Cheikh Mohamed Raïs, l’orchestre de l’association culturelle Ennaciria et autre Abdelkrim Hassani.
En outre, une conférence sous le thème «Origine de la musique andalouse et son influence sur la musique contemporaine», a été donnée à cet effet, le deuxième jour, par Abdelkader Bendaâmache, Fateh Imloul et Abdelmadjid Merdaci en présence des fils du défunt, les frères Bouyahia (Rédha, Rochedi, et Djamil), Ahmed Serri, Hamid Taleb, Bendiab et Rachid Baouche.
«C’est une très bonne occasion que cette commémoration pour parler de Cheikh Sadek El Béjaoui, parce que c’est un monument artistique et culturel national qui nous sert jusqu’à présent de réflexion et de perspective d’avenir, notamment sur la recherche au plan des implications par exemple de la musique andalouse vers la musique chaâbi, le hawzi, aârobi et le mahdjouz et tous ses genres musicaux dérivés. Aujourd’hui, même à l’occasion du 15e anniversaire de sa disparition, Cheikh Sadek El Béjaoui nous ouvre une perspective de recherche dans ce domaine. Ma présence s’inscrit justement dans le cadre de l’hommage à ce monument qui est aussi une plate-forme de l’art et de la culture nationale, d’une part, et pour voir le monde musical et ces jeunes talents qui montent à Béjaïa, cette ville historique, d’art et de culture qui me parle et me décompresse, d’autre part», nous déclare le maître incontesté du monde musical algérien, Abdelkader Bendaâmache.

Cheikh Sadek El Béjaoui, qui est connu dans le monde artistique comme un grand maître du rythme et des intonations vocales a laissé en héritage plusieurs compositions et autres poésies liées à la musique andalouse dont l’association qui porte son nom et dirigée par son fils Rochedi Bouyahia, qui a le devoir de les sauvegarder et de les mettre en valeur.

L'Expression

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