Maâtkas Cinéma amazigh


Un 3e film pour décembre 2009

Loin de baisser les bras et de se laisser-aller au désespoir ou même d’envisager de changer de ciel comme l’ont fait bon nombre de ses confrères, qui ont opté pour d’autres cieux où les moyens sont généralement meilleurs et où la réussite semble plus accessible. Le jeune réalisateur, originaire de Maâtkas, en l’occurrence M. Belaïd Namane, se lance dans une autre aventure comme pour relever le défi et forcer le sort. M. Namane que nous avons rencontré à la Maison de jeunes de Maâtkas avec l’ensemble de son équipe technique, a bien voulu répondre à nos questions.


La Dépêche de Kabylie : M. Namane est un homme à présenter aux Maâtkis. Faites-le surtout pour les lecteurs de notre journal.
Belaïd Namane : Eh bien, disons que je suis un jeune algérien de Maâtkas, évidemment âgé de 32 ans. Je m’appelle comme vous le savez Namane Belaïd, je suis réalisateur et cinéaste.
J’ai déjà à mon actif deux films, à savoir La délinquance juvénile et Melmi ast taxred que vous avez vu, je crois.

Effectivement, je les ai vus et je suis convaincu que votre avenir dans ce domaine sera radieux, seulement j’ai appris que vous n’arrivez toujours pas à avoir une séance à la Maison de la culture pour une 1re projection. Pouvez-vous nous dire davantage ?
Merci de m’avoir posé cette question car elle me tient beaucoup à cœur. Sachez qu’avant même de terminer mon 2e film en tamazight, Melmi as ttaxred, j’avais déposé ma demande sur le bureau de la Maison de la culture de Tizi Ouzou, car je savais que l’attente serait longue vu le manque et l’indisponibilité de salles de projection qui sont pour la majorité fermées, en anticipant, je croyais gagner du temps, ce n’était malheureusement pas le cas, ne voyant rien venir, j’ai voulu savoir l’issue réservée à ma demande, hélas, aucune trace n’est trouvée, les tiroirs l’ont peut être avalée. Sans m’emporter et sans désespérer, j’ai reformulé une autre demande qui demeure encore sans réponse au jour d’aujourd’hui, le Panaf doit être pour quelque chose.

Nous savons que vous n’êtes pas un homme qui se laisse abattre facilement et d’ailleurs, vous êtes en train, avec votre équipe, de préparer un nouveau film...
En effet, malgré cette mésaventure qui finira par trouver une issue heureuse, j’en suis convaincu. Nous sommes en train de préparer un autre film, le troisième.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Nous ne pouvons rien refuser à votre journal, à travers ce film, nous essayerons de rendre hommage aux héros et aux martyrs de l’Algérie et cela à partir de 1954 jusqu’aux derniers évènements de 2001, il s’agira entre autres, de Abane Ramdane, Krim Belkacem, Tahar Djaout, Boudiaf, Matoub... qui sont en premier lieu des personnalités connues pour leur engagement, leur sincère amour de la patrie et leur engagement total dans la construction d’une Algérie libre, démocratique et moderne. Nous avons choisi ces grands hommes car ils sont tous victimes de trahison et de leur excès de confiance envers surtout leurs compatriotes.

Avez-vous vraiment les moyens de mener à terme cette œuvre de portée nationale ?
Nous sommes bien conscients de la dimension de ce film que nous mènerons jusqu’au bout, soyez-en certain. Quant aux moyens financiers, pour le moment, seule l’association “Amusnaw” de Tizi Ouzou s’est montrée disposer à nous aider. Nous avons l’intention de solliciter d’autres associations et les fondations de la région comme la fondation Matoub, tarwa n krim, la fondation Abane et bien sûr, nous introduirons des demandes dans ce sens aux responsables du secteur.

Pensez-vous trouver les acteurs et les comédiens capables de jouer le jeu et d’être à la hauteur ?

D’abord, permettez-mois de lancer un appel à travers votre quotidien aux comédiens et comédiennes voulant travailler avec nous, de se rapprocher de la Maison de la jeunesse de Maâtkas pour d’éventuels essais et il est clair que les rôles principaux seront rémunérés. Sachez aussi que nous avons des acteurs capables de relever le défi.

Quel est votre objectif à travers ce film ?
Nos objectifs sont multiples, d’abord, rendre hommage à la promotion du film amazigh et de notre langue “le kabyle” qui doivent trouver et retrouver leur place et enfin, sur le plan professionnel, nous comptons participer au Festival du film amazigh qui se tiendra à Tamanrasset en janvier prochain où nous visons d’obtenir une place sur le podium, pourquoi pas ?

 

Nous vous laissons le soin de conclure...

Je remercie l’association Amusnaw, la direction de la Maison de la jeunesse, mon équipe technique et votre journal.

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